Image : Konbini
Alors qu’il s’inquiétait il y a quelques semaines d’une “mutation” plus virulente du virus, Didier Raoult a de nouveau révélé son opinion sur la crise sanitaire ce jeudi 22 octobre. Sur le plateau de Radio Classique, l’infectiologue marseillais a décrit une situation “moins sévère” que celle observée en mars dernier. Pleins feux sur ses propos.
Il y a quelques jours, le directeur de l’IHU Méditerranée Infection était l’invité de la matinale de Guillaume Durand sur Radio Classique, évoquant son nouvel ouvrage “La science est un sport de combat” ainsi que les nouvelles mesures instaurées par l’exécutif pour contenir l’épidémie. Le professeur qui est souvent à contre-courant de la majorité des avis médicaux déplore la peur et l’affolement du monde occidental face au Covid-19.

« La crise sanitaire n’est plus la même qu’au printemps »
Souvent pointé du doigt pour ses propos polémiques, Didier Raoult fait désormais partie des personnages incontournables de la scène médiatique. Et pour cause, les avis de l’infectiologue marseillais font rarement consensus auprès de la communauté médicale. Interrogé par CNews début octobre, il révélait au micro de Laurence Ferrari son inquiétude au sujet d’une virulence plus importante du coronavirus.

Cette fois-ci, le professeur marseillais estime que la version 4 de l’épidémie de Covid-19 serait plus sévère qu’en juillet, indiquant que “la mortalité était beaucoup plus basse” durant ce qu’il qualifie de “première scène de l’acte 2”. Pour autant, elle serait “moins sévère” qu’en mars dernier, a-t-il indiqué.

L’importance des tests rapides et précoces
Interrogé au sujet du couvre-feu instauré et de la perspective d’un reconfinement en France dans une vidéo mise en ligne par Radio Classique, Didier Raoult évoque une situation sociologiquement “complexe”, soulignant qu’il faudra du temps pour “analyser finement ce que sont les mécanismes politiques mis en place pour contrôler la diffusion de l’épidémie”. Ce qui est “très clair” en revanche pour l’infectiologue, c’est la nécessité de mettre en place des tests rapides et précoces.